PROJET DE RECHERCHE APPLIQUÉE SUR LE PALUDISME ET LA BILHARZIOSE

Posted by

Une équipe composée de Chercheurs du Centre Suisse de Recherche Scientifique en Côte d’Ivoire (CSRS) et de l’Unité des Sciences et Technologies de la Médecine (USTM) de Nouakchott en Mauritanie, a été retenue pour l’exécution d’un projet intitulé « Vulnérabilité et Résilience au Paludisme et aux Bilharzioses aux franges Nord et Sud de la bande sahélienne dans un contexte de changements climatiques ». Le projet s’est déroulé dans deux villages de Korhogo en Côte d’Ivoire et de Kaédi en Mauritanie.
Au terme de trois années d’activités menées, une présentation des résultats obtenus a été faite aux différentes parties prenantes, notamment aux partenaires techniques et académiques, aux communautés, aux autorités administratives, sanitaires et coutumières venues des régions du Folon – Tchologo – Poro – Bagoué. Cette cérémonie a eu pour cadre l’Université Péléforo Gon Coulibaly de Korhogo en Côte d’Ivoire, le Jeudi 21 Avril 2017.
A la faveur de cet atelier de clôture, le Centre Suisse de Recherche Scientifique en Côte d’Ivoire (CSRS) et l’ONG Animation Rurale de Korhogo (ARK) ont fait don d’un important lot de matériel de salubrité composé de trois tricycles, de bottes, de râteaux, de pelles ainsi que de gants et de cache-nez, à trois groupements pré-collecteurs d’ordures ménagères. Dans la même veine, une quarantaine de filtres à eau a également été offert à des familles démunies.
En outre, la volonté de la création d’une plateforme régionale communautaire de lutte contre le changement climatique a-t-elle été lancée. Inscrite aux nombres des outils dits stratégiques, elle vise à réduire la vulnérabilité et la résilience des populations au Paludisme ainsi qu’aux Bilharzioses. Selon Docteur Koné Brahima, Chef dudit projet, le taux de prévalence du Paludisme à Korhogo est de 17% pendant l’hivernage à cause de la multiplication des retenues d’eau. Cependant, ce taux descend jusqu’à 8 voire 7% en saison sèche. A contrario, les cas de Bilharzioses accroissent en saison sèche en raison des attroupements où s’entremêlent personnes saines et sujets malades autour des points d’eau, principalement les enfants. Pour Gaoussou Roger, Directeur de l’ONG ARK, les séances de sensibilisation et de formation relatives aux voies de transmission, aux moyens de lutte contre ces pathologie en impliquant les leaders communautaires devront continuer partout à Korhogo dans une logique de pérennisation du projet.