SEANCE DE TRAVAIL AVEC LA DÉLÉGATION DE L’UNION EUROPÉENNE EN COTE D’IVOIRE

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La Délégation de l’Union Européenne (DUE) a convié les Organisations de la société civile (OSC) ivoiriennes à une séance de travail le Jeudi 13 Juillet 2017, à son siège au Plateau.
L’ordre du jour de cette rencontre a porté sur deux points à savoir:
1. Discussions avec la mission d’experts présente en Côte d’Ivoire du 27 Juin au 15 Juillet, dans le cadre de la réalisation d’une analyse de la situation Égalité Hommes/Femmes en Côte d’Ivoire.
2. Consultations des acteurs de la société civile dans le cadre de la préparation de l’appel à propositions financé sur la ligne thématique « OSC/AL », notamment dans le domaine de l’égalité de genre, de la santé maternelle et des droits reproductifs.
La mission d’experts a pour objectifs de mesurer et comprendre l’évolution de la situation en termes d’inégalités entre les femmes et les hommes en Côte d’Ivoire et en connaître les causes dans chacune des thématiques prioritaires de l’Union Européenne et permettre la mise en œuvre du Gender Action Plan 2016-2020 de la Commission Européenne.
Ainsi, dans le cadre du lancement prochain d’un appel à manifestation d’intérêts sur les questions d’Égalité des sexes et Genre en Côte d’Ivoire, la société civile a été invitée à faire des propositions qui pourraient être pris en compte dans l’appel à propositions. Au nombre de ces organisations, nous pouvons compter l’ARK, l’OFACI, l’ASSAPSU, le CERAP, la CSCI, le WANEP, l’ONG VILLAREA, le MPLCI, l’ONG ONEF, AMNESTY …
Partant sur le premier point, plusieurs propositions ont été faites par les OSC, pour qui le Genre doit être présenté comme un outil de développement. Quelques exemples de propositions faites par les OSC:
• Intégrité et autonomie de la Femme
• Renforcement de la voix de la Femme et de la Jeune Fille
• Enregistrement des personnes non déclarées dans les registres d’état civil (déclaration des naissances)
• Égalité entre les Hommes et les Femmes (changement des mentalités à tous les niveaux)
• Encadrement psychologique des Femmes et Jeunes Filles victimes de Violences basées sur le Genre (VBG)
Pour ce qui concerne l’appel à propositions, les différentes suggestions de projets ont porté sur divers problèmes qui minent la société d’une part et qui touchent en particulier les questions de genre d’autre part:
• Genre et migration car la migration se féminise de plus en plus
• Autonomisation de la Femme (accès à la propriété foncière de la Femme)
• Lutte contre les grossesses en milieu scolaire
• Approche intégrée de l’Éducation sexuelle des filles et garçons impliquant toutes les couches de la population
• Programme de sensibilisation des hommes et des femmes sur le Genre
• Droits sexuels reproductifs (mettre un accent sur les VBG et MGF dont les cibles principales sont les adolescents et les jeunes)
• Alphabétisation fonctionnelle
• Amélioration et popularisation du système des cantines scolaires
• Création de centres d’accueil dans le cas des VBG et MGF
• Contraception et planning familial adressé aux adolescents et aux jeunes
• Réouverture des internats publics en vue de minimiser les risques de grossesses précoces et création de centres d’accueil pour recueillir les jeunes en difficultés….
Au total, la rencontre débutée à 15h s’est achevée aux alentours de 17h, dans une ambiance conviviale.

ATELIER DE FORMATION DES FORMATEURS SUR LES TECHNIQUES DE PRÉVENTION DE CONFLITS ET LES MÉCANISMES D’ALERTE PRÉCOCE

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Dans le cadre des préparatifs de la mise en œuvre du Projet d’Appui à la participation des Femmes sur les Mécanismes d’Alerte précoce et de Prévention de Conflits, l’ONU FEMMES partenaire financier du projet , a organisé un atelier de formation des formateurs sur les techniques de prévention de conflits et d’alerte précoce trois jours durant dans ses locaux sise à Abidjan, Angré 7è tranche .
Cette formation a vu en effet la présence et la participation de consultantes de ONU FEMMES, d’ONG présélectionnées pour l’exécution du projet sur l’étendue du territoire nationale à savoir les ONG CARITAS Odienné, IFS, GFM3, LEAD AFRICAINE et ARK ainsi qu’une équipe pédagogique constituée d’un formateur du CERAP et des représentants de structures nationales d’alerte précoce notamment le WANEP, la DGAT et l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale .
Cette formation a été enrichie par les modules sur la compréhension du conflit et ses différents aspects notamment les attitudes à tenir faces au conflit ainsi que les stratégies pour sa gestion, de même que la connaissance des différents mécanismes et prévention des conflits et enfin sur les différentes techniques de l’alerte précoce. A cet effet, l’expertise de structures nationales d’alerte précoce telles que le WANEP, la DGAT , l’Observatoire de la solidarité et de la cohésion sociale et de l’UNICEF a été présentée à l’ensemble des participants et a permis d’apprécier leurs expériences en matière d’alerte précoce sur l’étendue du pays.
Notons par ailleurs que l’atelier s’est tenu sur trois (03) jours, du 28 au 30 Juin 2017.

Atelier de restitution des résultats de la recherche sur le « Diagnostic des systèmes de l’agriculture agraire dans la Sous-Préfecture de Lataha,précisément les villages de Lataha et Kotiéri ».

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Une étude diagnostic a été menée du 8 au 18 Mai 2017, dans les villages de Kohotiéri et, Lataha par 45 élèves-ingénieurs de l’École Supérieure d’Agronomie (ESA) de l’Institut national polytechnique Houphouët-Boigny de Yamoussoukro (INPHB) avec la collaboration de l’Ong Action Rurale Korhogo (ARK). Il s’agit d’une étude sur les systèmes de culture et de production et les résultats ont été rendus publique à Lataha devant un parterre de personnalités locales et les représentants de l’ARK. C’est la baisse de rendement des cultures de coton qui justifie cette projection.
En effet, la culture cotonnière, actuellement prépondérante dans la sous-préfecture de Lataha (département de Korhogo), risque d’être progressivement abandonnée au profit des cultures de rente comme le manguier et l’anacarde d’ici à 2030. « Nous sommes dans une phase où le coton est en pleine baisse de rendement (…) en plus de connaitre des retards de paiement, alors que l’anacarde est bien rémunéré », a avancé un de ces étudiants, lors de la présentation de cette étude.
Par ailleurs, « Ces mutations des systèmes de culture et de production comportent un risque de famine et même de rareté des aliments destinés aux bétails puisque la production vivrière va baisser, préviennent les auteurs de cette étude.
L’élevage est une seconde alternative qui s’offre aux paysans de la zone face à l’appauvrissement des sols, à l’insuffisance de la main d’œuvre, à la cherté du matériel de production et des intrants, ont par ailleurs avancé les étudiants de l’École Supérieure d’Agronomie (ESA) de Yamoussoukro.
Comme solutions à cette menace de famine, les étudiants préconisent entre autres l’utilisation de semences moins exigeantes en eau, l’apport d’éléments organiques enrichissant aux sols et surtout une gestion des sols cultivables de manière à en réserver pour les cultures vivrières.